De gauche à droite : Florent, Nicolas et Maël (nouveau salarié depuis Mars 2017)

Florent Palicot est installé en maraîchage bio à la ferme du Fessiou depuis 2007. Nicolas Girardeau, un ami d’enfance, l’a rejoint en 2011 car ils avaient les mêmes envies quant au fonctionnement de cette ferme. Ils ont créé ensemble le GAEC en octobre 2013. La ferme fait 9 hectares de surface, il y a 1800m2 de tunnels, et les deux compères cultivent leurs légumes sur à peu près 4 hectares. Le reste sert aux rotations. Ils font pousser une grande diversité de variétés sur de petites surfaces, mode de culture bien adapté au système de paniers.

En ce jour de printemps qui s’annonce ensoleillé, Nicolas commence par ouvrir les grandes serres sous lesquelles poussent les côtes de blettes, les plants de courgettes et même, encore tout jeunes, les plants de tomates, qui donneront leurs fruits en juillet. Il retire le voile qui protège les carottes de la féroce « mouche de la carotte » et retire quelques mauvaises herbes qui poussent entre les tiges vertes et drues.

Au printemps, les journées de travail sont bien remplies, par des tâches diverses les unes des autres. C’est d’ailleurs cette diversité qui plaît tant à Nicolas dans ce métier : poser un voile de protection sur les semis de radis, planter les courgettes et les potimarrons, biner le sol pour l’aérer, préparer les paniers et les commandes de légumes… Et encore bien d’autres besognes composent les journées des maraîchers.

Florent et Nicolas ne font que de la vente directe. Ils livrent la Biocoop de Landerneau le mardi et le jeudi, Court-circuit le mardi (pour les distributions de la MPT de Saint-Pierre et celle de Harteloire), le jeudi ils font de la vente à la ferme et livrent des paniers sur la commune de La Forest-Landerneau, livrent également des paniers à domicile le vendredi à Landerneau, à Guipavas, au Relecq, et à Brest. (Groupes de particuliers regroupés) Florent va également au café de la gare le jeudi soir.

Les années passées, les maraîchers ont connu d’épouvantables année de production : « on a tout eu ! ». Les jeunes pousses de radis mangées par les limaces, les petits pois et le maïs doux volés par les oiseaux, les courgettes entaillées par les mulots, les pommes de terre et les courges rendues malades d’avoir trop bu les gigantesques quantités d’eau de pluie tombées pendant les diverses saisons… Les maraîchers sont prudents et retiennent les leçons des années passées. « Il faut toujours s’adapter, faire évoluer ses pratiques ! » déclare Florent.

Pourquoi travailler en bio ?
Ils voulaient pouvoir cultiver d’une manière saine, travailler dans un esprit écologique, produire des légumes de qualité et sans rien ajouter.
« On va essayer de faire de plus en plus de culture sur compost pour limiter les plastiques. Les bâches plastiques c’est pas top car il y a un apport en pétrole, même quand c’est biodégradable ça reste un petit peu, et ce n’est pas pratique à poser. »
Pourquoi la vente directe et les circuits courts ?
« On voulait maitriser notre vente, ne pas avoir d’intermédiaires, pouvoir informer les clients sur les produits qu’on vend et avoir une maitrise sur ce réseau de distribution. (on maîtrise les marges également afin qu’elles soient correctes, par exemple il y a 1 tiers pour la Biocoop et 2 tiers pour nous, producteurs) »